Un vent frais souffle dans la sphère de l’art contemporain urbain. À travers une sélection de créations sur toile, l’exposition révèle l’approche profondément originale et novatrice de cet artiste émergent, situé à Antibes dans les Alpes-maritimes.

 

 

Depuis quelques années, se réinventant constamment, son travail a évolué de façon significative en investissant un champ audacieux et novateur : le numérique. Par une alchimie de ses inspirations et influences qui n’appartiennent qu’à lui et par la vision qu’il propose du monde, accouche un style non identifié.
 
Il y a une forme de langage mystérieux qui s’exprime dans son travail, une grammaire inconnue qui résonne pourtant pour faire sens. Son vocabulaire visuel très graphique, où des personnages étranges, déconstruits et hybrides – touchants dans leurs hésitations entre joie, désespoir et violence contenue s’imposent de leur présence et leur magnétisme, dans un décor urbain très « XXle siècle ». Un univers où la mégapole urbaine, ses couleurs, ses contrastes et ses habitants sont bombardés d’images et d’influences de notre société néolibérale mondialisée. Les visages, les corps et l’environnement – par une savante fusion digitale des matières entre elles – semblent comme figés, vitrifiés. Comme si le temps s’était arrêté alors que tout change à la vitesse de l’éclair.
 
L’artiste tente de donner à ressentir, par son regard, l’ultra-modernité de nos vies et retransmettre tout le paradoxe de notre époque : évoluée et décadente par le génie et l’inconscience de l’humanité.
Des œuvres d’une grande sensibilité dont l’ambition est d’encourager une prise de conscience et de susciter des changements de société.
 
Jean-Charles ROMERO >> BIOGRAPHIE
 
Diplômé des arts appliqués et artiste depuis plus de 20 ans, il a expérimenté différentes techniques artistiques à l’aube des années 2000 : peinture sur carton marouflé, dessin « froissé », collage et technique mixte.
Il a évolué ensuite vers le numérique afin de s’aventurer délibérément en terre inconnue, faisant sienne cette phrase de Joan Miro « il faut tuer la peinture pour y revenir d’une autre manière ».
Au cœur de ce nouveau médium, papier, pierre, peinture, sculpture, fer, transparences et éléments graphiques fusionnent, s’entremêlent et s’entrechoquent, forgeant un vocabulaire visuel singulier et hybride. Le « collage digital » permet en effet de mélanger différents genres artistiques et ainsi de tenter d’explorer de nouvelles interprétations du monde.
L’accélération effrénée de l’histoire et le périssable institutionnalisé réduit le passé à l’état de simple palimpseste. Quand l’économie capitaliste néo-libérale prend le pas sur l’humanité, l’individu est-il encore capable de s’adapter ? C’est la mesure de ce désordre que son travail décèle. C’est dans la portée de cette forme d’entropie qu’il se révèle.

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